Où commence et où finit la "classe moyenne" ?

18:51, 01/13,2007

 

La proposition de François Hollande de supprimer les baisses d'impôts pour les personnes gagnant plus de 4000 euros nets par mois fait grand bruit. Et relance la question de la classe moyenne en France. Qui en fait partie ? Le ministre délégué au Budget a souligné vendredi sur France Info que les Français qui gagnent plus de 4.000 euros nets par mois sont, "bien sûr", dans la classe moyenne. "Aujourd'hui en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4.100 euros par mois. Un informaticien après 10 ans d'expérience, un conducteur de TGV en fin de carrière, un VRP, ça gagne aussi entre 4.000 et 4.200 euros par mois. Cela veut dire qu'on va demander à toute une frange de nos concitoyens qui gagnent effectivement quatre fois plus que le Smic et au-delà, de voir leurs impôts augmenter", a estimé Jean-François Copé. Des affirmations aussitôt démenties par le Snes-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, et la SNCF.

1484 euros, le salaire médian

Classe moyenne ou non, alors ? "Non", selon l'économiste Eric Heyer, de l'Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE), pour qui, "en termes de revenus salariaux, 4.000 euros, c'est très largement au dessus de la classe moyenne" même si cette notion est "très compliquée à définir". Le sociologue Louis Chauvel, auteur d'un ouvrage sur "Les classes moyennes à la dérive", ébauchait une réponse en observant que "entre 1.500 euros et 3.000 euros par mois de salaire, on a un bon tiers de la population française".

Selon l'Insee, le salaire net médian se montait à 1.484 euros par mois dans le secteur privé en 2004. Autrement dit, 50% des salariés gagnaient à cette époque moins de cette somme et 50% davantage. En prenant les 40% de salariés du milieu (au-dessus des 30% les moins payés et en-dessous des 30% les mieux payés), on obtient des salaires nets compris entre 1.200 et 1.840 euros pour des temps complets et "c'est à ce niveau que se situent les classes moyennes", en France", estime l'Observatoire. Seuls 10% des salariés du privé gagnaient en 2004 plus de 2.959 euros net par mois, rappelle l'Insee.

"Français moyens" et "déclassement social"

"La classe politique française, tous partis confondus, est très loin de la réalité de la France moyenne", estime Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités. La classe moyenne "au sens sociologique, c'est l'ouvrier en fin de carrière qui a son pavillon, c'est l'instituteur qui débute, c'est l'infirmière, c'est la secrétaire de direction", des gens "qui ne sont pas les plus à plaindre" mais qui ne bénéficient ni des prestations sous conditions de ressources ni des baisses d'impôts, relève-t-il.

"Au delà du débat partisan, cette incompréhension sur les revenus est à l'origine d'un grand ressentiment dans la société et c'est cela qui fait monter les extrêmes", estime le sociologue. Et ce d'autant plus qu'une masse grandissante des enfants de ces Français moyens "fait face aujourd'hui à un véritable déclassement social" sur fond de chômage et de flambée des loyers.

LCI



 

90 % des patrons critiquent la France

12:30, 01/10,2007

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90% des chefs d'entreprises jugent la fiscalité française complexe. L'Hexagone arrive au 9e sur 10 en la matière.

Avec l'Italie, l'Allemagne et la Belgique, la France présente un environnement fiscal peu séduisant. Toutefois, "le sentiment de niveau élevé de prélèvements obligatoires baisse peu en un an", précise l'étude.
Cette amélioration s'expliquerait en France par des mesures comme le “bouclier fiscal, la suppression de la surtaxe Juppé“, ou encore “la suppression des cotisations sociales patronales pour les salariés au niveau du Smic dans les entreprises de moins de 20 employés".

Trop complexe

Autre élément que pointe l'enquête: 77% des chefs d'entreprises estiment que la fiscalité est plus complexe, contre 70% en 2005. En France, cette proportion a grimpé de 12 points en un an à 90%.
L'Hexagone reste mal vu sur le plan fiscal. “Elle se classe 9e sur 10 pour les patrons français, et termine bonne dernière pour les autres", écrit le quotidien.
Les Pays-Bas arrivent largement en tête avec 71% des personnes interrogées qui estiment que leur pays est "plutôt" ou "très" attractif, soit une progression de 15 points par rapport au dernier sondage publié en décembre 2005.

Nouvesl Obs



 

Zone Euro : l'Activité dans l'Industrie reste Soutenue en Sept.2006

21:28, 10/03,2006

 

D'après Eurostat, l'indice des directeurs d'achat dans le secteur manufacturier pour le mois de septembre est resté stable à 56,5 points. C'est légèrement supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 56,4 points.

L'activité reste soutenue puisqu'un niveau de l'indice au-dessus de 50 indique que l'activité manufacturière est en expansion, tandis qu'un chiffre sous 50 reflète une contraction de l'activité industrielle.

Le sous-indice mesurant les nouvelles commandes s'est amélioré de 0,7 point, à 58,4.

© Le Point.



 

Economie : la France au 18ème Rang..

19:52, 09/28,2006

 

Le classement annuel du Forum économique mondial fait perdre six places à la France et l'envoie au dix-huitième rang. Le pays est plombé par un marché du travail jugé beaucoup trop rigide et les failles de son système éducatif.

A sept mois de l'élection présidentielle, le débat sur le déclin de la France risque une nouvelle fois de rebondir. Publié mardi, le classement annuel du Forum économique mondial, qui lui fait perdre six places pour l'envoyer au 18ème rang, est particulièrement sévère avec l'Hexagone, plombé notamment par un marché du travail jugé beaucoup trop rigide. Le pays occupe en effet le 99e rang seulement sur le critère de la flexibilité, une contre-performance qui, selon les auteurs de l'étude, « pourrait refléter en partie la déception des entreprises quant à la manière dont a été gérée l'initiative du "Contrat première embauche" ». La France est aussi pointée du doigt pour l'inefficacité de sa bureaucratie, la mauvaise gestion de ses finances publiques et ses insuffisances en matière de lutte contre la corruption. Surtout, c'est son système éducatif qui inquiète les organisateurs du Forum annuel de Davos. Ils soulèvent la faiblesse des taux d'accès à l'enseignement supérieur, par rapport à la Finlande ou encore aux Etats-Unis. Ils fustigent les inégalités dont souffrent les minorités et s'étonnent du niveau de la dépense publique par étudiant : 29% du PIB seulement, contre 74% au Danemark par exemple. 

© l'Express.



 

La Suisse devient le pays le plus compétitif du monde

10:54, 09/28,2006

 

Numéro un mondial en recherches scientifiques, en formation continue et en système politique: la Suisse a fait tout juste pour le WEF et gagne – pour la première fois de son histoire – sa place de champion du monde de la compétitivité économique. Mieux: elle supplante, dans son statut de premier de classe, les Etats-Unis et les éternels bons élèves que sont les pays nordiques.

Pour l'économiste en chef du WEF Augusto Lopez-Carlos (auteur du Global Competitiveness Report réalisé avec le concours de 11 000 chefs d'entreprises), «la performance de la Suisse est remarquable sur toute la ligne. Elle dispose d'une infrastructure bien développée en matière de recherche scientifique. Les grands centres de recherche et l'industrie y travaillent en étroite collaboration et les entreprises dépensent sans compter pour la recherche et le développement.»



Métamorphose d'un pays

De pays sclérosé, rivé sur ses acquis et ses richesses telle que la Suisse fut longtemps décrite durant les quinze dernières années, voici donc la nation helvétique érigée au rang de modèle en matière de performances et d'innovation! Suite à ce brillant résultat, l'économiste en chef d'Economiesuisse Rudolf Walser s'est d'ailleurs empressé à réanimer la Schadenfreude qui nous caractérise si bien: «Nous ne devons absolument pas nous reposer sur nos lauriers, déclare-t-il.

Lire la suite de l'article :

http://www.tdg.ch/tghome/toute_l_info_test/economie/suisse__26_09_.html



 

 

Salaires et Pouvoir d'achat

16:59, 09/26,2006

> Interview de Bernard Maris, professeur d'économie à Paris-VIII

Quelle est l'évolution du pouvoir d'achat ? Est-elle la même pour toutes les couches de la société ?

L'évolution du pouvoir d'achat à la hausse est plus faible pour les salariés de base. Les cadres supérieurs, les patrons d'entreprise, les professions libérales (médecins surtout) s'en tirent mieux.

> Lire la Suite du débat :

http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3224,55-633007,0.html