Le Brésil de Lula, moins pauvre et plus stable

Published on 09/28,2006

À l'origine de l'amélioration, il y a d'abord les politiques sociales, et notamment « Bolsa Familia », qui, en versant une allocation à 45 millions de personnes, est le plus grand programme de transfert de revenu au monde. Le salaire minimum, passé de 200 réis (70 euros), à l'arrivée au pouvoir de Lula, à 350 réis (124 euros), a connu une augmentation réelle de 25 %. Une aubaine pour les petits employés et les retraités, dont la pension est indexée sur le salaire minimal. Parallèlement, le pouvoir d'achat des classes populaires a augmenté, grâce à la baisse du prix de produits de base tels le riz ou le ciment : un salaire minimal finançait 1,4 panier de base il y a quatre ans, 2,2 aujourd'hui, une hausse de 60 %. Dopé par des exportations records (60 milliards de dollars en 2002, 132 milliards cette année) et une consommation intérieure plus solide, le marché du travail s'est enrichi de 4,8 millions d'emplois formels - six fois plus qu'au cours des deux mandats de Cardoso.

© Le Figaro



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